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La CEC

Fondée en 1986, la Communauté électroacoustique canadienne (CEC) est l’association nationale officielle de musique électroacoustique au Canada. Elle se consacre à la promotion de l’électroacoustique sous ses multiples déclinaisons : acousmatique, musique assistée par ordinateur, paysage sonore, art sonore, hardware hacking, et bien plus encore.

La CEC s’applique à soutenir et encourager une communauté de praticiens vaste, diversifiée et inclusive, à rehausser la notoriété de l’électroacoustique dans le milieu artistique canadien, et à promouvoir les pratiques et les compositeurs électroacoustiques canadiens au pays et sur la scène internationale. Les différentes activités de la CEC actuellement en cours ont notamment pour objectif de développer et renforcer les canaux de communication et de faire circuler l’information au sujet de l’électroacoustique.

Avec ses nombreux projets tels que le périodique électronique eContact!, la sonothèque en ligne SONUS, le concours annuel Jeu de temps / Times Play (JTTP) destiné aux artistes sonores canadiens, jeunes et émergents, et les CD Cache, PRESENCE et DISContact!, la CEC offre aux praticiens de l’électroacoustique canadiens un lieu de promotion qui leur permet d’adhérer à une communauté, d’échanger entre eux et d’accroître leur présence sur la scène internationale.

Aperçu des activités de la CEC

eContact!

Lancé en 1998 pour succéder au périodique imprimé Contact! (1988–1997), le périodique en ligne de la CEC eContact! paraît quatre fois par année. Chaque numéro porte sur un thème ou un sujet particulier, et depuis le numéro 7.x (2004–2005), un numéro par année est coordonné par des rédacteurs invités ou des collaborateurs spéciaux. Le périodique comprend des articles, recensions, entrevues, commentaires et des analyses, le tout illustré par des documents audio et vidéo. Tous les numéros sont accessibles gratuitement.

Entre 2005 et 2008, divers changements ont été apportés au format et à la présentation du périodique afin d’en améliorer la navigabilité, la lisibilité et la cohérence. Les liens entre le périodique et les autres projets de la CEC, notamment SONUS, ont été renforcés et un certain nombre de chroniques régulières ont fait leur apparition, notamment « Community Reports » (Comptes rendus du milieu), « Rediscovered Treasures » (Trésors redécouverts), « Focus on Institutions » (Regard sur les institutions) et « KwikPicks ». De plus, les contributions ont gagné en longueur et en teneur, ce qui témoigne de la diversité et de l’étendue de l’expérience que cette communauté en croissance partage avec les lecteurs.

eContact! est devenu beaucoup plus qu’un périodique; cette publication est reconnue au sein de la communauté internationale de l’électroacoustique comme une ressource de première importance pour la recherche qui met à profit de manière inégalée le potentiel de la publication libre en ligne. Chaque numéro constitue en quelque sorte un portail thématique particulier, et la structure ouverte et flexible du périodique, tout comme l’étendue des sujets abordés, reflètent bien la politique d’inclusion et d’ouverture de la CEC.

Quelques numéros récents dignes de mention : le numéro bilingue 9.3 — Mastering en électroacoustique : un état des lieux (avril 2007); le numéro 10.2 — Interviews (août 2008), avec ses 115 entrevues, ce numéro est le plus volumineux jusqu’à présent; et le numéro spécial 10.x — Projet d’archivage Concordia (PAC) (mars 2009), qui souligne notamment le 10e anniversaire de la publication.

Jeu de Temps / Times Play (JTTP) et compilation CD Cache

Lancé à nouveau en 2000 à titre de projet de la CEC, Jeu de Temps / Times Play (JTTP) a pour objectif de soutenir et encourager le travail des artistes sonores canadiens ou résidant au Canada, jeunes ou émergents. Ce projet comprend un concours à l’issue duquel des prix d’une valeur totale de plus de 4 500 $ (en 2012) sont remis aux compositeurs obtenant les cinq premières places du classement (établi par un jury international), un numéro spécial d’eContact! présentant toutes les pièces soumises au concours, un CD (Cache) regroupant les meilleures pièces au classement, ainsi que la diffusion à la radio et en concert des pièces gagnantes.

Cache est distribué à l’échelle internationale, aux institutions et aux particuliers impliqués dans la production et le soutien de l’électroacoustique (membres de la CEC, stations et émissions de radio, organisateurs de concerts et divers organismes culturels de premier plan). Plusieurs participants parmi les gagnants de JTTP ont également remporté des prix dans le cadre d’importants concours électroacoustiques internationaux tels que Bourges, Métamorphoses et les prix de la Fondation SOCAN, ce qui contribue à démontrer la vitalité du milieu canadien de l’électroacoustique et à rehausser la réputation qu’il s’est bâtie au fil des ans sur la scène internationale.

Pour l’édition de 2009, la CEC a collaboré avec l’association nationale allemande de musique électroacoustique DEGEM. Comme ce fut le cas lors de la collaboration avec l’organisation britannique Sonic Arts Network (SAN) en 2003, des œuvres de compositeurs canadiens et allemands ont été acceptées et récompensées. Cache 2009 (printemps 2010) comprendra donc deux CD, soit un CD consacré aux œuvres sélectionnées des participants de chaque pays.

SONUS

Inaugurée en 2003, SONUS est devenue la plus grosse sonothèque en ligne gratuite au monde consacrée à l’électroacoustique. Plus de 2 400 œuvres de compositeurs établis ou émergents illustrent la diversité des pratiques que l’on regroupe sous l’appellation électroacoustique : acousmatique, musique électronique et sur support, œuvres expérimentales, radiophoniques et algorithmiques, paysages sonores et écologie acoustique, montages (plunderphonics) et « hardware hacking », et bien plus encore. SONUS poursuit sa croissance, notamment en lançant un appel d’œuvres auprès des artistes canadiens et internationaux.

Projets à vocation pédagogique

Deux importants projets à vocation pédagogique ont été entrepris en 2007–2008. Une série de séminaires et de concerts a été produite dans huit institutions canadiennes à l’automne 2007. Les séminaires intitulés Production professionelle en électroacoustique portaient sur divers thèmes reliés à la création électroacoustique et des œuvres sélectionnées en fonction des thèmes couverts dans les séminaires furent diffusées lors des concerts. Le projet a reçu un accueil extrêmement enthousiaste et fut également une réussite sur le plan administratif.

Le Projet d’archivage Concordia (PAC) est un projet de recherche conjoint de l’Université Concordia et de la CEC. De juillet 2007 à décembre 2008, sous la coordination de la CEC, le projet PAC a permis la restauration, la numérisation et l’archivage d’une importante collection d’œuvres électroacoustiques des années 1960–1990 détenue par l’Université Concordia à Montréal. Financé par le ministère du Patrimoine canadien, dans le cadre de sa politique Culture canadienne en ligne, le projet a permis de mettre en place la plus importante ressource consacrée à l’histoire de l’électroacoustique au Canada. Le projet comprend une médiathèque, une série de modules d’apprentissage en ligne et un numéro spécial 10e anniversaire du périodique eContact!.

Collaborations, colloques et symposiums

Au fil des ans, la CEC a participé, collaboré et coproduit un certain nombre de festivals, de colloques et d’événements divers dans plusieurs régions du Canada. Nombreux sont ceux qui se souviennent des colloques >convergence< (Banff, 1989) et >>PERSPECTIVES>> (Montréal, 1991). Plus récemment, la CEC a participé à plusieurs initiatives locales et nationales, notamment le festival Oscillations sur la côte est, le Symposium électroacoustique de Toronto, et la première édition canadienne du projet 60x60 (2008–2009), en plus de la série de séminaires mentionnés précédemment.

Depuis 2007, la CEC a co-présenté le Toronto Electroacoustic Symposium (TES) annuellement avec New Adventures in Sound Art (NAISA). Ces activités étaient prévues pour se tenir en même temps que le festival Sound Travels de NAISA et le compléter. Cette collaboration a su rassembler divers membres de la communauté torontoise sur une base régulière et contribue à vitaliser le milieu local, tout en accroissant sa visibilité à l’échelle régionale et internationale.

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