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Patrick Ascione |
Patrick Ascione |
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Ce disque m'a pris par surprise. Lors des premières auditions, je n'y ai pas tellement porté attention. La musique ne m'a pas impressionné. Mais après quelques essais supplémentaires, ce disque est devenu captivant. Je le trouve maintenant presque indispensable et le considère comme faisant partie de la meilleure musique acousmatique que j'ai entendue. L'orientation stylistique de Patrick Ascione est acousmatique et s'apparente à celle de Francis Dhomont et Michel Chion. Mon indifférence du début était peut-être due à la manière distraite dont j'écoute la musique maintenant. Je ne prends presque jamais le temps de m'arrêter et d'écouter. J'ai perdu contact avec ma vieille habitude d'une écoute méditative, le type d'écoute que mérite cette musique. Chacune des trois pièces de ce disque dure vingt minutes ou plus. «Lune Noire» débute mécaniquement mais sensuellement. Malgré leur qualité métallique, les timbres s'apparentent à la voix. «Sur Champ d'Azur» est un paysage panoramique, plutôt peint que photographié, davantage une interprétation qu'un document. Son étendue est vaste. «Valeurs d'Ombre» termine ce disque dans une ambiance plus sombre qui nous emporte. Cette pièce est belle, cependant qu'elle finit trop abruptement, sans sentiment de cadence. M. Ascione décrit son approche compositionnelle comme s'apparentant à celle d'un peintre. Il juxtapose les couleurs sonores comme un expressionniste abstrait le ferait avec les pigments de couleurs. Tel un Jackson Pollock acousmatique, il compose des textures massives et enchevêtrées sur une toile de grande dimension. Dans l'espace, le temps et l'orchestration, la musique est gigantesque et d'une grande complexité. Deux haut-parleurs étranglent ces trois pièces. Elles exigent obstinément une salle de concert, un système à voies multiples et la pénombre. Afin de créer l'illusion d'un espace plus profond, j'ai récemment écouté ce disque avec un casque d'écoute en laissant également le son sortir des haut-parleurs stéréo. De cette façon, les hautes fréquences se répandaient près de ma tête alors que les basses fréquences résonaient de plus loin. Ce type d'écoute m'a donné une meilleure idée de l'espace musical de ces compositions. Comme d'habitude, le produit d'empreintes DIGITALes est complet et attirant. Malheureusement, l'uniformité du graphisme dans leur catalogue commence à devenir corporatiste et ennuyante. J'aimerais volontiers voir des images plus grandes, des couleurs plus claires, une apparence plus naturelle, sensuelle, amusante. J'apprécie la présence, dans ce disque, d'informations biographiques et de notes de programmes d'une telle profondeur. Une autre lecture par un correcteur compétent aurait permis de corriger les fautes dans le texte anglais. Ce CD est disponible chez empreintes DIGITALes - Frank Koustrup |
This disc crept up on me. During the first couple of listens, I took little notice. The music made no impression. But with a few more tries, this disc grew more and more compelling. I now find it nearly indispensable and among the best acousmatic music I have heard. Patrick Ascione's style is acousmatic and in the same family as that of Francis Dhomont and Michel Chion. Perhaps my earlier disinterest was due to the distracted way I now listen to most music. I almost never make time to lie still and listen. I have lost touch with my old habit of meditative listening, the type of listening this music deserves. The three compositions on this disc each last twenty minutes and longer. "Lune Noire" starts mechanically but sensually. Despite their metallic quality, the timbres sound voice-like. "Sur Champ d'Azur" is a panoramic landscape, painted not photographed, a rendition rather than a document. Its range is vast. "Valeurs d'Ombre" finishes the disc in a more sombre, sweeping mood. It is a beautiful piece. However, it ends too abruptly with no feeling of cadence. Mr. Ascione describes his approach to composition as painterly. He juxtaposes sonic colours as an abstract expressionist would juxtapose coloured pigments. Like an acousmatic Jackson Pollock, he composes massive, intricate textures on a wall-sized canvas. In space, time, and in orchestration, the music is huge and richly complex. Two speakers constrict these three works. They stubbornly demand a concert hall, multiple channels, and darkness. To fake a deeper space, I recently listened to the disc over headphones, but with the sound also coming out over stereo speakers. Then the higher frequencies flew about my head while the bass notes resonated from farther away. This arrangement gave me a better sense of the musical space of these compositions. The packaging by empreintes DIGITALes is, as usual, complete and attractive. Unfortunately, the graphic consistency among this label's catalogue is starting to get corporate and dull. I would like to see larger images, brighter colours, a more natural, sensual, fun look. I appreciate having such in-depth biographical and program notes as are on this disc. One more pass by a competent editor would have corrected mistakes in the English text. Available from empreintes DIGITALes - Frank Koustrup |
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