| Comptes Rendus, disques compact | In Review, CDs |
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Yves Bertin - Antidotes On retrouve quatre pièces sur le DC Antidotes du compositeur français Yves Bertin (1961) dont les thèmes sont d'inspiration religieuse, sociopolitique ou personnelle. Bien que l'on sente, à l'écoute de ces quatres pièces, que l'écriture de Bertin devient plus lisible et que ses matériaux sont de plus en plus raffinés, en revanche son discours n'évolue pas au même rythme. Les sons d'origine sont pour la plupart des timbres complexes de type MF transformés au moyen de traitements numériques. Ces timbres semblent être modelés (dans un sens très large) sur des sons instrumentaux et l'utilisation de la réverbération artificielle est un peu lourde et témoigne d'un manque de discernement. Néanmoins, les textes de la Messe, tout en étant traités, restent clairs et intelligibles. Les éléments sont présentés en blocs relativement homogènes dont la durée varie de trente secondes à deux minutes. La polyphonie regroupe au moins quatre voix (sinon plus) qui se déplacent abondamment dans différentes régions de l'espace interne. Les différentes régions et sections sont juxtaposées et forment des macrostructures très nettes mais un peu étirées. Dans ces notes de programme, le compositeur fait un lien entre ses gestes sonores et des images graphiques, métaphysiques ou renvoyant à des émotions particulières. Ces rapports sont plus raffinés dans les oeuvres récentes. L'écoute au casque (recommandée) de ces oeuvres - particulièrement les deux dernières - nous donnent un indice des possibilités intéressantes de diffusion sur un système à voix multiples. Kevin Austin |
Yves Bertin - Antidotes ...my working method has... involved the subtraction of weight. I have tried to remove weight, sometimes from people, sometimes from heavenly bodies..., above all I have tried to remove weight from the structure of stories and from language. - Italo Calvino The CD Antidotes by the French composer, Yves Bertin (1961) contains four works, all with strong religious, socio-political or personal themes. Bertin's compositional clarification and sonic refinement is evident on this CD while the basic nature of his language does not change greatly. Electronic sound sources, mostly of complex FM-types, are transformed by varying amounts of digital signal processing. The modeling of the sounds is clearly instrumental in nature-in the broadest sense- and reverb is unfortunately rather often lathered-on in an un-critical manner. The texts, while processed, remain comprehensible at all times. Block-like structures, usually relatively homogeneous in nature with durations from 30 seconds to two minutes are created from up to four (or more) layers, and are provided with various types of strong spatial dynamic (location and panning). Regions and sections are usually butt-end edited producing quite clear, if somewhat sprawling, macro-structures. The composer, according to his notes, appears to equate particular types of sonic gestures with particular graphic, emotional or metaphysical images. This relationship is more refined in his later work. From headphone listening (recommended) it is clear that the works, especially the last two would be very effective in multi-speaker sound projection presentation. Kevin Austin |
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Rémi Carré - Territoires Deux des trois compositions présentées sur ce disque sont des adaptations d'installations sonores. Le territoire est une adaptation de la pièce Cri d'étang réalisée dans le parc Naturel de Brenne. La vallée est une adaptation de l'oeuvre Du son de la vallée réalisée au Musée Cévenol, à Le Vigan. Assurément, ce compositeur possède une grande maîtrise de ses moyens expressifs et techniques. Les sons qu'il crée sont puissants et dramatiques. Il y a dans ces oeuvres un côté viscéral, principalement dans l'utilisation des voix d'hommes (les appels); des voix aux allures primitives un peu dérangeantes. Elles ne vous laisseront pas indifférent. Ces trois musiques se succèdent très bien. Elles forment un tout bien harmonisé qui donne l'impression d'une seule oeuvre en trois parties. Bref, un très beau disque qu'il faut absolument écouter. Claude Frenette |
Rémi Carré - Territoires Two of the three compositions on this disc are adaptations from sound installations. Le territoire is an adaptation of the piece Cri d'étang realized in the de Brenne Nature Park. La vallée is an adaptation of the work Du son de la vallée realized in the Cévenol Museum at Le Vigan. Without a doubt, this composer possesses a mastery of his technical and expressive means. The sounds he creates are powerful and dramatic, displaying a visceral quality principally in the use of male voices (les appels). These voices have a primitive allure which are a little disturbing and won't leave you indifferent. These three pieces succeed very well. They form a whole that really gives the impression of being a single composition in three parts. In brief, this is a beautiful disc that deserves a listening. Claude Frenette |
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Eric Chasalow - Over the edge Ce disque compact réunit des pièces mixtes pour bande et instruments solos aussi divers que percussion, flûte, violoncelle, voix, de même qu'une pièce solo pour cor et un quatuor à cordes. A l'écoute de ce DC, on est tout d'abord frappé par l'univers harmonique très personnel et la manière pointilliste qu'a Eric Shasalow de «déposer» les événements sonores sur sa toile. Cette virtuosité d'écriture nous amène à écouter ces pièces comme une entité musicale dans laquelle l'oreille ne serait pas sans arrêt en aller-retour entre le monde instrumental et celui des sons électroniques. Les rapports bande/instruments sont à chaque fois réinventés et jamais relégués au «qui fait quoi», ce qui constitue bien souvent l'écueil de nombres de pièces mixtes. Écoutez The Furies, sorte de mélodie accompagnée pour voix de soprano et "continuum électronique" accentuant et ponctuant le poème d'Anne Sexton. Pour Fast Forward (percussion et bande), la bande est écrite comme une extension du registre de la percussion; il n'y a pas ici de fusion illusoire des timbres mais une réelle fusion musicale des deux mondes. Le matériau sonore utilisé est relativement sobre et jamais bavard, les instruments ne se limitent qu'à des registres conventionnels, mais c'est bien la force de l'écriture de Shasalow qui rend ses oeuvres si poétiques et vivantes. Écoutez The Furies of Rainstorms où le drame et la dérision sont si proches de l'univers de Berio. Il me faut aussi souligner l'excellence des interprètes et la qualité des enregistrements. En bref et pour finir, j'ai vraiment pris du plaisir à écouter de la musique et non la seule mise en oeuvre de moyens technologiques. Un livret (en anglais) écrit par Mike Silverton reprend le parcours du compositeur et des interprètes, et dresse un portrait de chacune des oeuvres. Olivier Cussac |
Eric Chasalow - Over the Edge This disc gathers together mixed works for tape and solo instrument. The instruments range from percussion through flute and cello to voice. Also included is a solo work for horn and string quartet. In listening to this CD, one is struck by the personal harmonic universe and the pointillistic manner in which Eric Chasalow 'deposits' the sonic events on his canvas. This compositional virtuosity causes us to listen to the pieces as musical entities, and doesn't just take the ear on a non-stop tour from the instrumental world to the electronic world and back again. The tape/instrumental links are reinvented constantly and never relegated to a 'who does what' aesthetic, the main pitfall of many mixed works. The Furies is a sort of accompanied melody for soprano and 'electronic continuum' accentuating and punctuating the poem by Anne Sexton. For Fast Forward, the tape is composed as an extension of the range of the percussion instruments, not as an illusory fusion of timbres, but as a real musical fusion of two worlds. The sonic resources used are relatively sober and never chattery, the instruments do not park beyond conventional registers, but it is the strength of Chasalow's writing that makes his works so alive and poetic. In The Furies of Rainstorms the drama and the derision are so close to the universe of Berio. I must also underline the excellence of the performers and the high quality of the recordings. In summary, I really enjoyed listening to the music and not simply the results of some technology being put into play. A booklet, written by Mike Silverton, recaptures the journey of the composer and each of the performers while drawing up a portrait of the pieces. Olivier Cussac |
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Michel Chion - Credo Mambo Credo Mambo fait partie de la collection de mini-DC publiés par Metamkine. Cette oeuvre récente à été réalisée et composée par le compositeur et écrivain français Michel Chion. Cette oeuvre de musique concrète a été composée en 1992, au studio Métamorphoses d'Orphée, à Ohain en Belgique. La réalisation technique est irréprochable; on y retrouve un véritable recueil des différentes méthodes d'enregistrement et de manipulation du son fixé. Les textes lus ou chantés sont généralement peu traités mais l'auteur a quand même recours à des techniques de manipulation (changement de vitesse de lecture de la bande, chevauchement des voix). On reconnaîtra aussi plusieurs objets sonores, ainsi qu'un clin d'oeil instrumental au mambo. Dictée par les textes, la forme de Credo Mambo est plutôt horizontale. Par sa force, le langage transporte l'auditeur dans un monde de méditation et de rituels. Vers la fin, nous entendons la voix du compositeur qui annonce la date et le lieu, nous donnant en même temps les détails techniques et une description des environs. Il nous dit aussi que la pièce est dédiée à Annette Vande Gorne et qu'elle est construite autour du thème de la foi. Sincère et réussie, cette oeuvre n'arrive pas cependant à égaler les autres pièces à caractère religieux telles que son Requiem. On entend dans ces enregistrements les voix de Cécile Sacco, Michel Chion et le groupe "Los Groupos". alcides lanza |
Michel Chion - Credo Mambo This is a Mini-CD in the Metamkine collection Cinéma pour l'oreille in which audiophiles find unique renditions of otherwise difficult-to-find works. Credo Mambo is a recent piece by the well established French composer and writer Michel Chion. This 'musique concrète' piece was composed in 1992 at the Studio Metamorphoses D'Orphée, in Ohain, Belgium. The technical realization of the piece is impeccable, a real compendium of different methodologies for the recording and editing of sound on tape. The recording of the spoken or sung text is straightforward, with some very mild attempts at more elaborate techniques-both at the performance level (there are quasi-singing moments and some use of special vocal practices), and at the assembling level (with overlaps, multi- tracking and speed variation on the tape). In addition there are a number of recognizable sound objects and one instrumental mordent (ti-ra-ri! , perhaps a link with the 'mambo'). Formally Credo Mambo is heavily dependent on the horizontality and forward motion of the text. Near the end, we hear the voice of the composer stating the date and place, offering some technical information and a description of the surroundings. He also says that the piece is dedicated to Annette Vande Gorne, and is constructed on the theme of 'faith.' This is a sincere and well accomplished effort by Michel Chion, but does not quite reach the much higher level of quality of some of his other pieces with religious themes - for example, his Requiem. This Mini-CD gives credit to the voices of Cécile Sacco, Michel Chion, and the group "Los Groupos." alcides lanza |
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David Dunn - angels AND insects Où est passé le samedi soir, Bien dans ma peau et dans mon travail, C'est plus pareil depuis que la lumière cosmique m'est apparue, Et a transformé ma vie que je croyais divine. - Eddie La musique est partout autour de nous. Si seulement nous avions des oreilles, nous n'aurions pas besoin de salles de concert. - John Cage David Dunn (aucune biographie figure dans le livret) nous offre deux oeuvres sur ce DC angels AND insects, toutes deux cosmiques et très présentes pour ceux et celles qui ont les oreilles pour les entendre. Tabula Angelorum 49 (durée: 28'28) est construite à partir du déploiement en sept mouvements de la lecture des noms de 49 anges (7x7) tirés d'un texte de John Dee, un scientifique-mystique de 16e siècle. L'autre pièce, Chaos & the Emergent Mind of the Pond (durée: 24'35) est réalisée à partir de sons d'insectes enregistrés sous l'eau à l'aide d'hydrophones. Les deux oeuvres ont de fortes connotations métaphysiques et mystiques et récompensent l'écoute par la révélation d'un kaléidoscope sonore en réalité virtuelle. La granulation numérique des cordes vocales étendues et le bourdonnement, le craquement et le frottement des insectes - sans aucun traitement - articulent le même message-langage-son universel et toujours présent. angels AND insects démontrent bien que la langue des anges et la parole des insectes sont bel et bien deux aspects d'un même phénomène. Toute une façon de passer son samedi soir. Fascinant et recommandé à ceux et celles qui ont les oreilles, l'intention et une capacité d'attention soutenue. Au début des années 60, le compositeur et musicologue américain Dika Newlin a tenté de reproduire, avec le système informatique des Laboratoires Bell, les sons d'un marais (pour leur complexité) sans toutefois obtenir de résultat convaincant. Les sons naturels, présentés ici, nous montrent que même les poux ont plus de rythme que les plus grands scientifiques. Kevin Austin |
David Dunn - angels AND insects Whatever happened to Saturday night, Music is all around us, if we only had ears, we wouldn't need concert halls. - John Cage David Dunn (no biographical information is provided) has two works on the CD, angels AND insects, both cosmic, and both ever-present for those with (the) ears to hear. Tabula Angelorum Bonorum 49 (duration: 28' 28") is the time expansion of the reading, in seven connected movements, of the names of 49 (7x7) good angels from a text prepared by the sixteenth century scientist-mystic, John Dee. Chaos & the Emergent Mind of he Pond (duration 24'35") uses sounds of insects recorded underwater with hydrophones. Both works have strong metaphysical and mystic connotations, and are sonically very rewarding, with the appearance of a virtual-reality sound kaleidoscope. Always-(n)ever the same. The digital granularity of the extended vocal cords and the buzzing, clicking, pulsing and scratching of the insects (with virtually no processing) articulate the same ever-present universal sound-language-message. angels AND insects demonstrate that the tongues of angels and the parole of insects are two aspects of the one. Listening to this CD is a good way to spend a Saturday night.Fascinating and highly recommended for those with the ears, the intent, and a good attention span. The American composer/musicologist Dika Newlin is reported to have attempted to simulate the sounds of a marsh (because of its complexity) on the Bell Labs computer system in the early 60s but was disappointed by the results. The original, as presented here, shows that even un-educated fleas have rhythm beyond the realm of the greatest algorithmicist. Kevin Austin |
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Luc Ferrari - Unheimlich schön La série de mini-compacts de Métamkine, comprenant une oeuvre par disque, nous offre un petit bijou de Luc Ferrari, de conception simple mais d'une force majestueuse. Unheimlich schön (15'40") a été réalisée en 1971 mais n'était pas disponible sur DC auparavant. D'après les notes de programme, la pièce se penche sur la question «comment respire une jeune femme qui pense à autre chose.» À quoi pense-t-elle? Ceci n'est ni clair, ni important : cependant, l'auditeur partage avec elle la sensation raréfiée et délicate qui nous atteint lorsqu'on est bouleversé par la beauté et le plaisir. Ferrari nous invite à pénétrer de plus en plus profondément dans l'espace qu'il crée pour nous. Une courte phrase répétée fournit le rythme de l'oeuvre tandis que les respirations irrégulières et passionnées servent à renouveler constamment l'intérêt de l'auditeur pour le son. La grande réussite de l'oeuvre est la maîtrise et le contrôle qu'exerce Ferrari dans sa progression spatiale partant de la surface d'une personne et rejoignant un espace très privé et très délicat à l'intérieur d'une voix. Ferrari signale à l'auditeur que la pièce est «à écouter très doucement». Un auditeur qui prend le temps de la remarquer sera récompensé par l'attention au détail que prête Ferrari dans sa composition. Emmanuel Madan |
Luc Ferrari - Unheimlich schön Métamkine's brilliant idea of publishing a series of mini-CDs, featuring one work per disc, has brought us this simple yet astonishingly powerful gem by Luc Ferrari. Unheimlich schön (15'40") was composed in 1971, but was previously unavailable on CD. The program note describes the piece as an exploration of "how a young woman breathes when she is thinking of something else." The "something else" of which she is thinking is ambiguous and irrelevant; what we nevertheless share with her is the rarefied, incredibly delicate emotion of being overwhelmed by beauty and pleasure. Ferrari is successful in drawing the listener gradually deeper into the space which he creates. A single repeated phrase supplies the rhythm of the piece, while the unpredictability of uneven, impassioned breaths constantly renew the listener's interest in the sound. The progression of space from the surface of a person towards a very private and delicate place deep within her voice is achieved with masterful elegance and control. Ferrari advises the listener to listen to the work very quietly. He has imbued his piece with an attention to detail which will reward the listener who takes the time to notice. Emmanuel Madan |
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Robert Normandeau - Tangram Depuis le jour où j'ai eu ce DC, il ne quitte plus ma platine. Les textures sonores incroyables, la structure si maîtrisée et le jeu constant entre les sons intriguants font que mon attention est constamment sollicitée. Toutes les pièces de ce disque sont de qualité égale et très agréables à écouter. Bede, disponible sur le DC IMED 9004, est ici présentée dans un autre format. Une autre pièce, Spleen, ne dépaysera pas les membres de la CEC qui l'ont connue lors de sa création aux journées ELECTRO-RADIO days. Les 5 pièces constituant ce DC sont représentatives de la production des années 90 de Robert Normandeau et de son orientation vers un "Cinéma pour l'oreille." Ces travaux sont dignes de recevoir un Oscar! Tout porte à penser qu'il deviendra un des compositeurs les plus influents de ce genre. Ce disque est en fait un double DC, une version stéréo provenant de l'enregistrement des haut-parleurs et destinée à l'écoute domestique ou la diffusion radiophonique, et une autre version studio destinée à une diffusion en concert. La sensibilité musicale de Normandeau est telle que les auditeurs novices autant que les plus expérimentés trouveront des éléments à apprécier. En tant qu'homme de radio, c'est le genre de travail électroacoustique que j'aime écouter et que je recommande. Nous n'en attendions pas moins de la part de Robert Normandeau, mais nous ne devons pas pour autant oublier de remercier les gens d'empreintes DIGITALes de nous donner accès à de tels enregistrements. Ralph Hopper |
Robert Normandeau - Tangram If it was possible to wear out a groove on a CD, this disc would be a prime candidate. I have had my copy of this CD for only a few days now but it is getting constant play. The wonderful complexities of the textures, the masterful structure, and the constant interplay of intriguing sounds all combine to capture my attention. All of the works on the disc are equally compelling and enjoyable. One work, Bede, is available on IMED 9004, but is presented in a revised format here. Another work, Spleen, will be familiar to CEC members from its premier on the 1993 journées ELECTRO-RADIO days project. All five works included on the CD are representative of Robert Normandeau's creative flow in the nineties. His direction is towards "cinema for the ear" and these works are of Oscar caliber. He gives every sign of becoming one of the most influential composers in this genre. There are actually two CD's in this package. One is a stereo version, mixed by recording the sound from speakers, intended for home listening and radio broadcast. The other version is described as a studio mix for concert performance. Normandeau's musical sensibilities are such that novice 'ears' as well as more 'seasoned' ears will find numerous elements to enjoy. As a broadcaster, this is the kind of electroacoustic material I thoroughly enjoy airing and recommending for purchase. We have come to expect quality from Normandeau but a nod should also go to the folks at empreintes DIGITALes for continuing to provide listeners with access to music such as this. Ralph Hopper |
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Jim O'Rourke - Rules of Reduction Ce mini DC contient une seule pièce et fait partie de la collection Cinéma pour l'oreille. C'est une oeuvre concrète dans laquelle on trouve de nombreux éléments similaires: saxophone et piano en direct, bruits d'eau, de machines, de rue et de foule, ainsi que le grincement merveilleusement atroce du métal contre métal. Le son du saxophone est un enregistrement de phrases répétées que l'on retrouve tout au long de la pièce en des durées variables. Les sections calmes sont constituées d'éléments de très faible amplitude. Le volume sonore enfle lorsque plusieurs éléments entrent en jeu et lors de «scènes de foule» qui ressemblent à du bruit blanc filtré. L'oeuvre porte bien son titre, Rules of Reduction; sa structure le confirme. Forte au début, la courbe dynamique diminue jusqu'au silence, parsemée de brefs moments d'excès sonore. Les sons sont également intéressants, bien qu'ils ne soient pas sufisamment manipulés pour être véritablement acousmatiques. Andrew Bernstein |
Jim O'Rourke This mini CD contains a single piece and is part of the Cinéma pour l'oreile collection. It is a concrète work containing a number of similar elements: live saxophone and piano playing, trickling water, machines, street and crowd sounds, and the wonderfully excruciating squeal of metal grinding on metal. The saxophone sound is a recording of a repeated gesture which appears in different points in Rules of Reduction with varying duration. Quiet parts have single elements at very low amplitudes. The volume is significantly more clamorous when a number of elements are overlaid, these points resemble filtered white noise, and 'crowd' sequences. The structure of Rules of Reduction is true to the name of the piece: loud at the outset, dwindling down to silence as it progresses with voluminous points divided by more genteel aspects to add effect. The sounds are interesting too, even though they are not manipulated enough to be genuinely acousmatic. Andrew Bernstein |
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Alice Shields - Apocalypse, an electronic opera Apocalypse de la compositrice américaine Alice Shields est un opéra électronique en plusieurs langues composé pour des voix en direct et enregistrées. Ce DC comprend principalement la partie de bande qui accompagne l'opéra lors des performances. Réalisée à l'aide d'instruments MIDI et analogiques, l'oeuvre fut composée en 1990 dans les studios de musique électronique de l'Université de Columbia. Apocalypse est un des premiers opéras de musique électronique composés aux États-Unis. Ce qui est remarquable, c'est que la compositrice y chante et récite la plupart des textes elle-même en plus de jouer toutes les parties de clavier et de synthétiseurs. Dans cette version de la pièce, on retrouve également le baryton Michael Wilson, qui chante le rôle de Shiva dans les scènes 46 (Aeon) et 60 (Organ Screaming), et Jim Matus qui se charge d'émettre des sons de digestion dans la scène 50 (Dismemberment and Eating). Le personnage principal de l'opéra est La Femme. On suit son évolution de sa conception à sa naissance, puis sa rencontre avec la déesse «l'Algue», personnage hermaphrodite qui lui enseignera l'empathie, l'attachement affectif et le respect pour toute vie. La Femme se prépare à rencontrer le roi érotique Shiva, qui, grâce aux métaphores de la sexualité, lui enseignera l'identification avec tous les êtres vivants et à briser l'illusion de l'individualité. Le point culminant de Apocalypse sera l'union rituelle de la femme et de Shiva, représentée comme un accomplissement de la "maithuna" tantrique, les rapports sexuels entre Shiva et Shakti, les relations entre forme et énergie, esprit et matière, ascétisme et sensualité. Apocalypse exige beaucoup d'attention. Ce genre de musique sensuelle/intellectuelle nécessite plusieurs écoutes avant que l'auditeur saisisse toute la puissance qui s'en dégage et la beauté de ses rythmes et de ses textures. Cette musique est plus que recommandée pour quiconque s'intéresse à ce domaine encore sous-représenté. Réalisé par Alice Shields, avec la collaboration des Quality Studios et du Studio Pass, tous deux de New York. alcides lanza |
Alice Shields - Apocalypse-an electronic opera Apocalypse by American composer Alice Shields is a multilingual electronic opera for live singers and recorded voices. This CD recording is mostly comprised of the tape component that accompanies the opera when performed live. The work was composed in 1990, utilizing MIDI instruments and analog electronic music technology, and was realized at the Columbia University Electronic Music Centre. Apocalypse is one of the first electronic operas composed in America. It is singular in that the composer herself plays most of the singing and spoken roles, has used only her voice for the creation of the tape part, and has also played all keyboards and synthesizers. Her collaborators on this recording are baritone Michael Willson, who sings the role of Shiva in scenes 46 Aeon and 60 Organ Screaming, and Jim Matus who performs digestive sounds on command in scene 50 Dismemberment and Eating. In Apocalypse the central character is The Woman who journeys from conception, to birth, to her meeting with and initiation by the goddess The Seaweed, a biological Aphrodite who teaches empathy, emotional attachment and reverence for all life. The Woman prepares herself to meet the erotic god Shiva, who also teaches identification with all life, the breaking of the illusion of separateness, through the vivid metaphor of sexuality. The climactic point of Apocalypse is the ritualized union of The Woman with Shiva, depicted as a stylized enactment of the Tantrik maithuna, the love-making of Shiva and Shakti, the intercourse of form and energy, of spirit and matter, asceticism and sensuality. Apocalypse demands all of your attention because this sort of sensual/intellectual music requires more than one listening session to begin grasping its force, its power of persuasion, and the beauty of its engaging rhythms, colors and textures. This music is highly recommended in a field that has still very few examples. Produced by Alice Shields, this CRI compact disc also credits the Quality Studios and Studio PASS, both in New York. alcides lanza |
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Randall Smith - L'oreille voit Des sons acoustiques, des sons synthétiques, des sons qui semblent être acoustiques mais ne le sont pas, tous ces sons se mélangent dans ce DC où vos oreilles prendront du plaisir à "voir." Cette première écoute de la musique de Randall Smith m'a impressionnée. Il y aurait tant de choses à écrire à ce sujet, mais laissez-moi vous parler en particulier de la pièce The Black Watch, qui a été remarquée lors de plusieurs concours internationnaux de musique. Composée de neuf sections, l'oeuvre rassemble ce que Randall Smith a absorbé et entendu durant ses années d'écoute. En tant que «conservateur» de ces éléments, il en fait une exposition pour nous. De la même façon que l'on se déplace d'une pièce à l'autre, l'auditeur est exposé à divers éléments et textures qu'il perçoit finalement comme "bien lus". Ralph Hopper |
Randall Smith - L'oreille voit (The Ear Sees) Acoustic sounds, synthesized sounds, sounds that seem acoustic but are not, each blending into a disc that your ears will enjoy "seeing". This is my first experience with Randall Smith's music and I am impressed. There is much to recommend here but let me focus on The Black Museum. This is a work that has been highly recognized at several international music competitions. In nine sections, the work presents the amalgam of what Randall Smith has heard and absorbed through his years of listening. As curator of these diverse elements, he is now presenting an exhibition. Like walking from one room to another, the listener is exposed to diverse elements and textures which at the end reveal that his background is the aural equivalent of being "well read". Ralph Hopper |
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The Aerial #5: A Journal in Sound The Aerial #5 contient neuf compositions d'autant de compositeurs. Le livret d'accompagnement est intéressant, détaillé, audacieux. Une première audition m'a convaincu qu'il s'agissait de «new-age» de qualité supérieure mais les auditions ultérieures m'ont amené à remarquer les utilisations très particulières de la voix humaine en tant que son. La beauté du texte écrit et récité par Bob Gregory sur la musique de Matamoros m'a frappé. Trop de contenu pour du «new-age», il me semble! De même, l'utilisation d'une voix «sur-travaillée», distorsionnée, tordue pour personnifier le «wildman» de Klein et Hosler est brillante: la nature de l'homme étant sa culture, pourquoi ne pas la retourner sur elle-même afin d'exemplifier la sauvagerie? S'agit-il uniquement de la voix comme son ou bien d'une glorification de la voix comparable à celle des lieders allemands? Et l'usage réflexif du discours dans l'oeuvre de Derek Bailey me semble être l'ultime (et sur ce DC, dernière) expression du projet qui sous-tend ce disque: un journal, c'est-à-dire le retour sur soi de la réflexivité. Y a-t-il autre chose sur ce DC? Est-il besoin d'autre chose? Luc Gauthier |
The Aerial #5: A Journal in Sound The Aerial #5 is a collection of nine compositions from as many composers, accompanied by a very interesting and detailed booklet. The first listening convinced me that I was hearing first-rate new age, but additional listenings made me realize that the specific uses of the human voice moved this CD away from new age: the beautiful text that Bob Gregory wrote and recites for Gustavo Matamoros has too much content for regular new age, the over- worked, distorted, twisted 'wild man' voice of Klein and Hosler is an extremely brilliant idea, man's nature being his culture, (but why not return the latter in on itself to exemplify wildness?), and the reflexive use of discourse in Derek Bailey's composition, which might be seen as the ultimate expression of what this CD intends to be-a journal. Just another group of sounds? A glorification of human voice like that achieved through German lieders? This CD is a reflexive attempt to face oneself. Is there anything else needed? Luc Gauthier |
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The Devil's Staircase et Pressure Points La magie de la lecture par la lumière. Le disque compact est décidément un merveilleux médium de diffusion de la musique électroacoustique. Accessible et fidèle, il est un gage d'agréables moments d'écoute de première qualité. C'est dans cet esprit que Soundprints, une maison torontoise qui se spécialise dans la musique électroacoustique sur disque compact, lance deux ouvrages que je vous recommande chaudement. Pressure Points, avec l'ensemble Sound Pressure, propose des oeuvres mixtes de Celona, Degazio, Mott et Tenney, composées pour le groupe virtuose. Le second, The Devil's Staircase, recueille des oeuvres sous le thème du chaos écrites par Ciamaga, Free, Celona, Foster, Degazio et Del Buono. C'est ce dernier disque qui a particulièrement retenu mon attention, sans doute pour des raisons de goût personnel. D'une qualité sonore irréprochable, les pièces pour bande datent de 1986 à 1993. Il faut souligner A Conversation With John Cage écrite en 1986 par John Free et toujours aussi fascinante et troublante. Les autres pièces, toutes aussi agréables les unes que les autres, mais présentant des facettes fort diversifiées, méritent une écoute attentive pour leur richesse timbrale. Daniel Leduc |
The Devil's Staircase and Pressure Points The magic of reading by light. The compact disc is decidedly a marvelous medium for the diffusion of electroacoustic music. Accessible and accurate, it guarantees the highest quality listening experience. It is in this spirit that Soundprints, a Toronto label specializing in electroacoustic music on CD, launched two discs which I highly recommend. Pressure Points, performed by the virtuoso group Sound Pressure featuring commissioned works by Celona, Degazio, Mott and Tenney, and The Devil's Staircase, a collection of chaos-based works written by Ciamaga, Free, Celona, Foster, Degazio, and Del Buono. Of the two CDs, it was The Devil's Staircase that particularly held my attention. Dating from 1986-93, these pieces for tape have an irreproachable sound quality. Among them I found A Conversation With John Cage by John Free to be outstanding, but the other pieces, both as diverse and equally good, also deserve a close listen due to their timbral wealth. Daniel Leduc |
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Musicworks 53: Radio-phonics and other-phonies Bien, vous avez passé trop de temps au studio et vous ne pouvez fermer l'oeil. Vous allumez donc votre radio-réveil et vous trouvez vos émissions favorites de radio campus ou Radio-Canada. Vous êtes heureux d'entendre encore des compositions électroacoustiques, la composition vous a empêché de dormir, maintenant c'est l'art radiophonique qui vous tient éveillé... Vous entendrez le répondeur téléphonique (que Christophe Migone a utilisé plus d'une fois) et certaines des choses intéressantes qui se passent sur les ondes de CKUT (Radio McGill, Montréal); un commentaire opportun par Helen Torington à propos des nouvelles technologies entrecoupé de musiques de cirque; les «dadababies» avec leurs voix perçantes et leur curieux sens de l'humour; une foule répétant, de façon dégénérescente, «je suis dégénérée»; et vous entendrez aussi quelques travaux qui s'apparentent à des formes d'électroacoustique plus traditionnelles. C'est alors que vous réaliserez combien la radio détruit certains tabous électroacoustiques (humour, gestes et voix reconnaissables, etc.). Vous voudrez en entendre davantage. Vite! ruez-vous sur un stylo et écrivez cette adresse: MUSICWORKS, 1087 Queen St. W., Toronto, Ont., Canada, M6J 1H3. Ah! j'oubliais, éteignez votre radio et allez dormir et n'oubliez pas de me ranger tout ce désordre dès votre réveil. Andrew Bernstein |
Musicworks 53: Radio-phonics and other-phonies Okay, you spent too much time in the studio, and couldn't sleep it off, however much you tried. You reach over to the clock-radio and curse as you dexterously knock over your lamp. Flip on the radio to you favorite campus station or to Radio-Canada and be delighted to hear more electroacoustics; composing kept you from sleeping, and now radio art is keeping you awake... You'll hear Christof Migone's answering machine (something he has used more than once before) and some of the fun things that go on at CKUT (Radio McGill, Montréal); a timely discourse by Helen Thorington about new reproductive technologies chopped up with circus music; the dadababies, shrill-voiced pre-adolescents with bizarre senses of humor; a live audience saying "I am a degenerate" in degenerating ways; and you'll hear some work which more or less resembles 'traditional' forms of electroacoustics. This is the time when you realize how the radio medium makes certain electroacoustic taboos (humor, recognizable speech, transparent gestures, etc.) allowable, if not necessary. You will want to hear this mix of many again. Quick! Scramble for a pen (knock down your alarm clock in the process) and write down the address: MUSICWORKS, 1087 Queen Street West, Toronto, Ontario, Canada, M6J 1H3. But you are weary; turn off the radio and go to sleep, and don't forget to clean up that mess when you wake up. Andrew Bernstein |
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Groupe de Musique Électroacoustic d'Albi-Tarn La musique des vignobles. La musique de la terre. Le soleil caresse la musique de l'eau. La musique de la pluie. La sève parcoure les tiges et les feuilles. C'est en effet la musique de la vigne, une sorte de musique à saoûler mais loin d'être une musique à boire. Olivier Cussac est arrivé au bureau de la CEC avec ce petit DC. Tragiquement il n'était pas accompagné de la bouteille de Château Salette 1990 qui doit accompagner le disque. Peut-être Olivier était-il un tantinet assoiffé lors de son vol transatlantique... Charmante et champêtre, cette musique a attiré mon attention à la première écoute; j'ai répété l'expérience. En tant que compositeur, je suis attiré par les paysages sonores et les musiques concrètes. Le disque est doux mais légèrement relevé. Sans être une étude analytique du paysage ou une mascarade formaliste, il est, tel un rosé séducteur, un mélange langoureux de mélodies instrumentales, d'espaces sonores champêtres, de rythmes accrocheurs, d'eau. La musique des vignes laisse échapper son plein bouquet, son air vivifiant, sa tranquillité rurale, ses mystères. Tel un rosé, ce disque doit être pris seul, une alternative à un rouge corsé ou un blanc pénétrant. Il va très bien avec des viandes sauvages, du poisson, ou une tranche de camembert accompagnée d'une tranche de poire. D'accord, j'ai peut-être poussé un peu loin cette métaphore. J'aimerais entendre davantage de musique en provenance d'Albi et mettre la main sur une de ces bouteilles... Frank Koustrup |
Groupe de Musique Électroacoustic d'Albi-Tarn The music of the vineyards. The music of the earth. The sun graces the music of water. The music of the rain. The fluids percolating through the stems and leaves. This is indeed the music of the vine; a sort of drinking music but by no means drunken. Olivier Cussac dropped this compact disc off when he first arrived at the CEC office this September. Tragically it was minus the bottle of 'Chateau Salettes 1990' that is supposed to accompany the CD; perhaps Olivier was a tad thirsty on the flight over. Charming and pastoral, this music caught my attention as I half-listened while entering data. I had to listen again, a few more times, in fact. As a composer, I am inclined towards soundscape and musique concrète styles. This disc soothes but stimulates my palette, not being an analytical replay of soundscapes or a formalistic twist on reality, but, like a seductive rosé, is a languorous blend, a blend of crafted instrumental lines, sound spaces from the fields, rhythms, water. The musique of the vines breathes luxuriantly its full bouquet, its healthy spaciousness, its rural quietness and mystery. Like a rosé, this disc is set apart, a refreshing alternative to a meaty red or a penetrating white. It goes equally well with game, fowl, fish, or just a chunk of camembert and sliced pears. Okay, okay, perhaps I have flogged this metaphor a little too far. I want to hear more from Albi, and perhaps get a bottle of that wine... Frank Koustrup |
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Sound Speculations Certaines de ces «spéculations» ont été réalisées à l'aide de logiciels de composition algorithmique tels que Max. D'après les notes de programme, l'improvisation et le hasard ont guidé ces compositeurs. Sur ce disque, deux oeuvres se démarquent particulièrement. Vinyl, du compositeur Jonathan Mitchell présente une récupération fort intéressante des sonorités caractéristiques du disque vinyle (crépitements, accrocs, pleurage, etc.). La fin est particulièrement réussie avec, çà et là, une pointe d'humour. Le compositeur a évité le piège de la citation. Son matériel est original. Seul un bref passage fait entendre la musique enregistrée sur ces «vinyles». Je trouve cela remarquable car la tentation devait être forte. Extraneous Noise, de Patric Cohen allie avec bonheur des sons de guitare acoustique, des bruits humains (toux, éclaircissement de la gorge) et des sonorités électroacoustiques (synthèses et prises de sons). L'utilisation de la réverbération y est très efficace. Certains sons me fascinent, en particulier au début, où l'on entend des bruits qui ressemblent à des morceaux de bois qui s'entrechoquent. En fait, le grand intérêt de ce disque est de nous faire entendre les musiques qui sont produites dans ces studios. Ce sont les innovations technologiques plutôt que la musique créée dans ce milieu qui sont les plus reconnues. Voilà donc une occasion d'écouter et de connaître ces oeuvres et ces compositeurs. Claude Frenette |
Sound Speculations Of the many pieces on this CD, some of them were created with the aid of algorithmic composition software such as Max, others where improvisational and chance operations guided the composers (according to the liner notes). Of these, two works stood out from the group: Vinyl, by Jonathan Mitchel presents a strong and interesting recycling of characteristic sounds from vinyl records (crackling, scratches, skips, etc.). The ending is particularly successful and touched by humor. The composer has avoided the trap of quotations. His material is original. Only short passages sound like music recorded on LPs. I find this remarkable, as the temptation must have been great to cart out a few clichés. Extraneous Noise, by Patrick Cohen joyfully combines sounds from acoustic guitar, humans (coughs, clearing of the throat, etc.), and electroacoustic sounds (synthesized and sampled). The use of reverb is very effective. Certain sounds fascinate me, principally at the start where one hears noises that resemble pieces of wood knocking together. As well as these two pieces, this disc is worth a listen simply to hear the music being produced at the Experimental Music Studios where technological innovation, rather than the music being produced, is better known. This CD is an occasion to listen to and to discover these composers.and their work. Claude Frenette |
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Symptom of a Specific Culture Rencontre entre Elliott Sharp, Thomas Dolby et Metallica. Violence, tendresse, excitation, sons brutaux, vents de douceur, rythmes relaxants et exacerbants, voix des morts et des profondeurs, fuzz et synthés, cette musique est celle des sons de la vie et de la mort. Ou alors, ce que j'ai ressenti si fortement ne correspondrait-il pas plutôt aux sentiments de ces artistes dans et à propos de la civilisation moderne? De toute façon, j'ai été touché par cette description de certains aspects d'une culture spécifique : chaque pièce dissèque un aspect de nos vies sans tomber dans le cynisme ou l'hypocrisie. Et heureusement, ces musiciens ne croient pas que nous devons rire même si l'ironie est présente sur ce DC! Symptom of a specific culture est une réussite. Comme dans une bonne ethnographie, cette culture spécifique acquiert une portée générale parce que les musiciens en extraient ce qui est généralisable et non pas parce qu'ils en effaceraient ce qui n'est que local. Le livret pourrait toutefois être plus détaillé: y a-t-il un ou plusieurs groupes? Qui joue quoi? Quels sont les instruments ou appareils utilisés dans la concoction de cette musique? Aucun projet collectif ne devrait se terminer par la disparition des individus qui y prennent part. Luc Gauthier |
Symptom of a Specific Culture Somewhere, Elliott Sharp met Thomas Dolby and Metallica. Violence, tenderness, excitement, brutal noises, soft winds, relaxing and exacerbating rhythms, voices from the dead, voices from the depths, fuzz, and synths. I heard the sounds of life and death in this music. Or was it the artists' feelings toward and through modern 'civilization'? In any case, I was touched by this attempt to depict some aspects of a specific culture. Each piece dissects another side of our lives without reverting to either cynicism or hypocrisy, and happily they don't feel that we must laugh at some point (although there is some irony!) As such, Symptom of a Specific Culture is a success. As in good ethnography, this specific culture becomes meaningful because the musicians extract the general from it, not because they eliminate its local aspects. The included booklet should have contained more details. I expect many groups are involved but I have no way to be sure of this. I would like to know a bit more about the instruments and machines used to create this music and about the persons using them. No collective effort should end in the erasure of the individuals. Luc Gauthier |
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Concert/Recontre avec Olivier Cussac Pour conclure son stage à la CEC, Olivier Cussac a présenté une soirée-rencontre devant un auditoire composé d'une quinzaine de personnes. Il nous a servi une musique de voix, de cloches, de cordes, de clarinette, d'éclats, de souffles et de synthétiseurs analogiques. Sa pièce Sibilance Silence Immobile, pour trio de clarinettes et bande, d'une durée de six minutes, m'a particulièrement plu. Je suis rarement convaincu par des pièces pour instruments et bande mais par la clarté de ses mélodies et de son propos, celle-ci a su me convaincre. La bande était en majeure partie composée de bruit blanc dans un esprit de souffle, parfois calme, parfois orageux. Les clarinettes renforçaient cet élément de souffle. Ses autres pièces furent très bien reçues et à la demande générale, il a diffusé Cinémonde en rappel. Ces pièces, toutes sur bande, étaient futées, vagabondes et spacieuses, sans avoir l'assurance de Sibilance... Ce n'est pas un crime et c'est peut-être imputable à son jeune âge. Je crois bien qu'il est mordu par l'électro. Frank Koustrup |
Concert/Rencontre with Olivier Cussac To conclude his residency at the CEC, Olivier Cussac gave an informal concert of his own compositions to an audience of about 15 attentive listeners. He treated us to his spacious music, a music of breaths, voices, bells, strings, analog synthesizers, crashes, bounces, and clarinet. His piece for clarinet trio and electroacoustic tape, entitled Sibilance Silence Immobile, appealed to me the most of the selections he played. I usually fail to understand the point of most instrument and tape compositions for concert but the clarity of line and dialogue in Olivier's work won me over. Much of the tape part used white noise in a breathing fashion, sometimes sweeping, sometimes stormy. The 12-tonish clarinet parts complemented the tape and reinforced the sense of breath in this six minute work. His other works went over very well. Due to popular demand, he even repeated his projection of Cinemonde. These works, tape pieces all, were shapely, sweeping and spacious though I think a little tentative and less assured than Sibilance Silence Immobile. This is no crime and is probably only a function of Olivier's youth. I think we will be hearing much more from him as his work grows. Frank Koustrup |
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