Voix/texte en électroacoustique / Voice/text in ea

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Oscille - 3 (1997) Le Quan Ninh

Troisième mouvement d'une pièce en trois mouvements pour 4 pierres, 4 Lightnings II et ordinateur, interprétée par le Quatuor Hêlios.

Oscille est une pièce pour lithophones et instruments virtuels (les Lightnings de Don Buchla, des capteurs de mouvements qui permettent de jouer et de traiter des sons à distance par commande infrarouge) au service d'une métaphore personnelle puisant ses images dans une expérience réelle: le métissage culturel. Basée sur un texte vietnamien ancien, le pièce tente d'exprimer la virtualité d'un territoire qui appartiendrait à la fois à deux cultures inscrites malgré elles dans la chair.

Par une questionnement sur la puissance poétique d'une langue retrouvée, les musiciens-archéologues, grâce aux moyens dont ils disposent ici (lithophones et lightnings) découvrent peu à peu d'autres façons d'extraire du son et du sens: en se tenant entre  une poésie ancienne et la poésie sonore, entre  les gestes culturellement acquis et ceux qui doivent s'inventer, entre  acoustique primitive et synthèse numérique, sans privilégier l'un ou l'autre mais bien en construisant un monde qui est l'oscillation entre ces pôles.

Oscille - 3 (1997) Le Quan Ninh

Oscille is a work for lithophone and virtual instruments (Buchla Lightning Rods, movement detectors to play and process sounds at a distance using infrared signals) which draws the images of a personal metaphor into concrete experience: cultural cross-fertilization. Based on an ancient Vietnamese text, Oscille  expresses an imaginary territory belonging at once to two cultures.

Through questioning the poetic power of a rediscovered language, the musician-archaeologists, using the present means (lithophones and lightning rods) gradually discover new means of extracting sound and sense. Situated between ancient poetry and sonic poetry, between culturally-based and invented gestures, between primitive acoustics and digital synthesis, without favour to one or the other, a world is created which oscillates between these two poles.

Oscille


Le Quan Ninh


 

erinnerung (1996) Hans Tutschku

Sur un texte de Antonio Bueno Tubia; originellement composée sur 4-pistes .

L'utilisation de la parole est un point central dans mon travail depuis quelques années.

Comme dans beaucoup de mes autres compositions, le texte dans erinnerung  (souvenir) est la base pour la plupart des sons acousmatiques. Il y a un deuxième groupe: des sons de cloches et de tam-tams.

Avec la synthèse granulaire j'ai composé des couches extrêmement denses qui pour moi correspondent aux phrases centrales du poème:

"Yo
os lo aseguro
la cárcel existe
la recuerdo como un trallazo en la sien "

from Antonio Buena Tubia

Né à Weimar (Allemagne) en 1966, Hans Tutschku commence des études de piano très jeune et devient membre de l'ensemble für Intuitive Musik Weimar à partir de 1982, où il joue du synthétiseur et contrôle l'électronique en temps réel. Il poursuit des études de composition à la Hochschule für Musik de Dresde et à partir de 1988, accompagne Karlheinz Stockhausen lors de plusieurs cycles de concerts et étudie avec lui la diffusion sonore en situation de concert. En 1991-1992, il suit des études de musique électroacoustique à l'Institut de Sonologie de La Haye (Hollande).

En 1994 il était sélectionné par le comité de lecture de l'IRCAM pour le cursus annuel 94/95.

Depuis septembre 1995, il est professeur de composition électroacoustique au Conservatoire national de Weimar. Ses oeuvres ont été jouées dans plusieurs festivals d'Europe et d'Amérique latine.

Hans Tutschku est récompensé de plusieurs prix: en 1989, il reçoit une mention à
Bourges pour Übergänge  ; en 1991, il se voit décerner le "Eisler Preis" de la radio Deutschlandsender Kultur pour Die zerschlagene Stimme; il obtient en 1995 le deuxième prix du concours international de musique électronique de Sao Paulo pour Sieben Stufen   et devient finaliste à Bourges 1996.


 

erinnerung (1996) Hans Tutschku

Based upon a poem by Antonio Bueno Tubia, originally composed for 4-track.

The combination of speech and music is a central element in my work. In instrumental works with singers and in electroacoustic pieces I explore interchanges between these two media.

In erinnerung (Memento) the recorded poem with the voice of A.B. Tubia forms the starting point for many transformations. In addition to this text, bells and tam-tams are used as sound material. I used granular synthesis primarily to cut the sounds in tiny pieces and to play them back with many voices to create very dense sound textures. This intensity is one of the "translations" of the central phrase of the poem:

"Yo
os lo aseguro
la cárcel existe
la recuerdo como un trallazo en la sien"

from Antonio Buena Tubia

Born in 1966, Hans Tutschku began his musical studies at an early age, and became a member of the Ensemble für Intuitive Musik Weimar in 1982. In Dresden he studied electroacoustic composition, accompanying the composer Karlheinz Stockhausen on several concert tours to study "sound-direction" with him. At the Royal Conservatory in The Hague he took the international year-long course "Sonologie", working primarily in the field of Digital Signal Processing. There he developed several computer programs for sound transformation related to specific compositional purposes. Hans Tutschku has composed tape pieces, works for live-musicians with tape and/or live electronics, as well as theatre, ballet, and film music. For the composition Die zerschlagene Stimme  he received the "Hanns Eisler" prize of the Deutschlandsender Kultur. With Zu Abend mein Herz he was selected for one year's study at IRCAM/Paris 1994/95 and for Sieben Stufen he received the second prize of the International Electroacoustic Music Competition of Sao Paulo 1995 and became Finalist in Bourges 1996.

Since 1995 he has been a professor of electroacoustic composition at the Liszt Conservatory in Weimar.

The composer suggests a high volume for listening to erinnerung .

erinnerung


Hans Tutschku


 

Left to his Own Devices (1996) Eric Chasalow

J'ai étudié la composition à l'université Columbia de 1977 à 1985. J'ai passé une grande partie de mon temps à réaliser des pièces mixtes aux studios du Columbia-Princeton Electronic Music Center et, de temps en temps pendant mes pauses, j'allais rejoindre les autres personnes qui travaillaient au centre : la compositrice Pril Smiley; le technicien Virgil Decarvalo; Vladimir Ussachevsky et Milton Babbitt. Le synthétiseur RCA qui se trouvait au centre était l'instrument à Milton. Un jour, Milton m'a dit qu'il avait l'intention d'écrire une dernière pièce mixte: une oeuvre pour violon et bande qu'il avait promis depuis plusieurs années. Elle devait s'intituler Left To My Own Devices  (Seul à me débrouiller avec mes engins), un titre qui me semblait parfait. Malheureusement, peu de temps après cette discussion, le studio a été pillé et le RCA vandalisé, le rendant ainsi inutilisable. Avec la perte du RCA, la pièce de Milton n'a pu être composée.

Je réfléchis depuis longtemps à l'utilisation de l'ordinateur pour contrôler avec précision la manipulation de matériaux préexistants, particulièrement des matériaux qui sont très associatifs. C'est un défi de faire plus que de citer des sources reconnaissables et de profiter de leurs gloires. Un compositeur se doit de digérer les matériaux et, à l'aide de manipulations et changements de contexte, faire une pièce qui, tout en révélant ses sources, nous communique quelque chose qui lui est propre. Dans la pièce Left To My Own Devices , j'ai rassemblé des entrevues de Milton Babbitt qui remontent aux années soixante avec les sons d'un synthétiseur RCA virtuel que j'ai créé. Ceci m'a permis de composer une musique qui incorpore des citations de la musique instrumentale de Babbit, interprétée par le RCA virtuel. Le texte regroupe des phrases que plusieurs d'entre nous ont entendu Milton prononcer souvent pendant des années. Dans la tradition d'insertion de textes, j'ai essayé de donner plus d'impact aux phrases en construisant une structure musicale dramatique qui s'en inspire et qui les entoure.


Eric Chasalow est professeur de composition et chef du département de musique à l'université Brandeis. Il dirige aussi BEAMS, le studio Brandeis Electroacoustic Music Studio. Né en 1955, à Newark (New Jersey, États-Unis), M. Chasalow a obtenu un doctorat de l'université Columbia, où il étudia principalement avec Mario Davidovsky et suivit des cours de flûte avec Harvey Sollberger. Il a aussi fait des études préparatoires à Bates College et au New England Conservatory Of Music. Il s'est mérité plusieurs prix et des commandes des fondations Fromm Foundation For Music de l'université Harvard, John Simon Guggenheim Foundation, National Endowment For The Arts, New York Foundation For The Arts, et American Academy Of Arts And Letters, recevant une mention particulière pour ses pièces mixtes.

Eric Chasalow est un ancien Directeur exécutif de la guilde américaine Guild Of Composers, pour laquelle il a déjà réalisé plusieurs saisons de concerts dans la ville de New York, ainsi qu'une série d'émissions radiophoniques, Composers In Concert, diffusées à travers les États-Unis. Il fut aussi Directeur exécutif de Music Alliance, une organisation dédiée à l'amélioration du climat pour l'art musical grâce aux programmes d'éducation et aux standards.

New World Records a publié un disque compact de la musique d'Eric Chasalow intitulé, Over The Edge . On peut se procurer son disque This Way Out  en contactant l'association International Computer Music Association. Ce disque fut présenté lors de la conférence internationale de 1992. Ces oeuvres ont été présentées en concert à Hong Kong, Bratislava, Rome, Stockholm, Boston, San Francisco et Washington. Ces pièces sont publiées par G. Shrimer, McGinnis et Marx (New York) et Edition Bim (Bulle, Suisse).


 

Left to his Own Devices (1996) Eric Chasalow

I was a graduate student at Columbia from 1977 to 1985. I spent much of this time working on tape and instrument pieces at the Columbia-Princeton Electronic Music Center and would occasional take a break from the splicing block to catch up with the other the people working at the center, usually composer Pril Smiley, technician Virgil Decarvalo, Vladimir Ussachevsky and Milton Babbitt. The RCA synthesizer housed at the center was Milton's instrument. On one occasion, Milton told me that he intended to write only one more piece for tape and instrument a violin and tape piece that he had promised long ago. It was to have been titled Left To My Own Devices  a fabulous title I thought. Sadly, not long after that discussion, the studio was broken into and the RCA vandalized, rendering it inoperable. With the RCA gone, Milton's piece could not be written.

I have been thinking for a long time about using the computer to precisely control the manipulation of preexisting material especially material that has very strong associations. It is a challenge to do more than simply quote well-known sources and take a "free ride" on their fame. A composer needs to digest the material and come up with a piece that reveals its sources, yet through their manipulation and recontextualization has something to say of its own. In Left To His Own Devices , I have combined archival interviews with Milton Babbitt that go back as far as the 1960's with a virtual RCA synthesizer of my own creation. This has allowed me to write music that draws on quotations from Babbitt's instrumental music but to have it "performed" by the RCA. The text is my own composite of phrases that some of us have heard Milton speak many times over the years. In the best tradition of text-setting, I have tried to intensify these phrases by building a dramatic, musical structure both from them and around them.


Eric Chasalow is Associate Professor of Composition and Chair of the Music Department at Brandeis University. He also directs BEAMS, the Brandeis Electro-Acoustic Music Studio. He was born in 1955 in Newark, New Jersey. Mr. Chasalow received the D.M.A. from Columbia University where his principal teacher was Mario Davidovsky and where he studied flute with Harvey Sollberger. He pursued undergraduate studies at Bates College and New England Conservatory of Music. He has received awards and commissions from, among others, the Fromm Foundation for Music at Harvard University, John Simon Guggenheim Foundation, National Endowment for the Arts, New York Foundation for the Arts, and the American Academy of Arts and Letters, with particular recognition for his works that combine live soloist with electronic sounds.

Eric Chasalow formerly served as Executive Director of the Guild of Composers, for whom he produced several seasons of concerts in New York City and a nationally distributed series of radio programs called "Composers in Concert". He has also held the position of Executive Director of Music Alliance, an organization dedicated to improving the climate for the art of music through educational programs and standards.

New World Records has released a compact disc of music by Eric Chasalow entitled, Over the Edge . His This Way Out  is available on CD from the International Computer Music Association and was featured at their 1992 international conference. Performances of his music have recently taken place in Hong Kong, Bratislava, Rome, Stockholm, Boston, San Francisco and Washington D.C. His music is published by G. Schirmer, McGinnis & Marx (New York) and Edition Bim (Bulle, Switzerland).

Left to his Own Devices


Eric Chasalow


 

Longing for the Light (1991) Alicyn Warren

Les matériaux de cette pièce de synthèse de la voix proviennent de l'enregistrement d'une entrevue avec l'historien d'art William S. Heckscher qui, comme beaucoup d'intellectuels allemands de sa génération, a émigré aux États-Unis durant l'ère des Nazis. À partir de la bande, j'ai réalisé un "libretto" de 14 minutes dans lequel on retrouve des citations de poètes tels Rilke et Goethe (en allemand et en anglais) associées à des commentaires francs et des anecdotes.

À la manière de pièces radiophoniques, cette oeuvre juxtapose des sections d'un ton rêveur (comme si les sons étaient filtrés par l'imagination ou la mémoire) avec des moments plus réalistes. Par exemple, la manipulation musicale des mots du professeur Hecksher (découpés dans le temps et l'espace) cohabite avec le texte non-traité (ce qui nous donne l'impression de la présence de sa voix directe).

La récurrence de l'image de la lumière dans le texte a une fonction littéraire, comme dans le cas de la femme aveugle du poème de Rilke qui se réjoui de pouvoir encore apercevoir de la lumière, et une fonction métaphorique, symbolisant le besoin de l'âme pour le savoir ou pour l'union avec une force divine. Le centre dramatique de l'oeuvre est la transformation et la transcendance des terrifiantes inquiétudes humaines : l'aveuglement, la surdité, le vieillissement, la mort.

La pièce fut terminée en 1991 au studio Winham Laboratory de l'université Princeton, a mérité un prix au 19e Concours international de Bourges et est endisqué dans le 6e numéro de la série Cultures Électroniques.


Alicyn Warren est une compositrice qui écrit à propos de la musique électronique et des trames de films. Elle a étudié aux universités Columbia et Princeton, où elle a obtenu un doctorat en composition.

Elle a obtenu plusieurs bourses et prix de différents organismes tels le National Endowment for the Arts, la société American Musicological Society, la fondation Mellon Foundation, et du Concours international de musique expérimentale de Bourges. Ces oeuvres ont été présentées et diffusées aux États-Unis, au Canada, en Amérique latine, ainsi qu'en Europe, et sont endisqués sous les étiquettes Centaur et Chants du Monde. Alicyn Warren a enseigné la musique assistée par ordinateur, la composition et la musique de film à l'université Columbia et à l'université de la Virginie, où elle est professeure et directrice de Virginia Center For Computer Music.


 

Longing for the Light (1991) Alicyn Warren

The source material for this speech synthesis piece was a recorded interview with the art historian William S. Heckscher, who, like many other German intellectuals of his generation, emigrated to the US during Nazi times. This tape was then edited down to a 14-minute "libretto", which included recitations of poetry by Rilke and Goethe (in German and in English) in addition to candid thoughts and anecdotes.

Like some radio plays, the piece juxtaposes "dreamlike" sections (which might be heard as filtered through imagination or memory) with more "realistic" moments. For example, more traditionally musical manipulations of Professor Heckscher's words, fragmented in time and space, coexist here with relatively unprocessed speech (which gives the impression of his straightforward vocal presence).

The recurring image of light in the text is meant to serve both literally (as in the case of the blind woman of Rilke's poem, who rejoices at still being able to perceive some light) and metaphorically, to symbolize the soul's longing for knowledge or for union with a divine force. The work's dramatic focus is the transformation and transcendence of terrifying human concerns: blindness, deafness, old age, death.

The piece was completed in 1991 at the Winham Laboratory at Princeton University. It was a prizewinner in the
Bourges 19th International Electroacoustic Music Competition and is recorded on the CD Cultures Electroniques 6 .


Alicyn Warren is a composer who also writes about electronic and film music. She is a graduate of Columbia University and Princeton University, where she earned a doctorate in composition.

She has received grants and prizes from the National Endowment for the Arts, the American Musicological Society, the Mellon Foundation, and the
Bourges Concours International de Musique Electroacoustique. Her works have been performed and broadcast in the US, Canada, Latin America, and Europe, and are recorded on the Centaur and Le Chant du Monde labels. Alicyn Warren has taught computer music, composition, and film music at Columbia University and at the University of Virginia, where she is Assistant Professor and Associate Director of the Virginia Center for Computer Music.

Longing for the Light


Alicyn Warren


 

Family Stories: Sophie, Sally (1997) Anna Rubin et Laurie Hollander

Family Stories: Sophie, Sally  est une pièce pour bande seule. Le texte raconte la vie de la mère d'Anna Rubin, Sophie, qui a été élevée par une bonne Africaine-Américaine, Sally. La mère de Sophie avait souffert d'une maladie chronique qui l'avait finalement emporté. La pièce évoque le temps et le lieu de ces événements, l'atmosphère de racisme et d'antisémitisme du début du siècle. L'oeuvre a été créée à l'aide d'un ordinateur SGI et des instruments CSound variés.

J'ai a remercier plusieurs personnes : Paul Koonce pour son aide avec CSound; le studio Geoffrey Winham Studio of Computer Music de l'université Princeton; Aleta Hayes qui a prêté sa voix à "Sally" et qui a su mettre son talent d'évocation et de perspicacité au profit de son interprétation; et Howard Herrnsadt à l'harmonica.


Anna Rubin compose des oeuvres instrumentales et assistées par ordinateur. Ses pièces ont été présentées mondialement et elle a reçu le prix Gaudeamus Foundation Delta Ensemble (1982). Elle a obtenu des bourses du New York Foundations for the Arts (1988, 1994) et des commandes du New York Council for the Arts, New American Radio, WNYC Radio, et d'interprètes tels Thomas Buckner, F. Gerard Errante et Isabelle Ganz. Elle s'est méritée plusieurs bourses Meet The Composer et elle est membre d'ASCAP. Elle a aussi obtenu des résidences à Harvestwork, Inc., Brahmshaus, Baden Baden, American Dance Festival, et au Charles Ives Center for American Music. Ses pièces sont endisquées sur étiquettes Neuma, Sony et SEAMUS, et éditées par Leisure Planet. Ses oeuvres sont répertoriées dans le dictionnaire Norton/Grove Dictionary Of Women Composers et ses oeuvres électroacoustiques sont notées dans le New Grove Dictionary Of Musicians. Récemment ses pièces ont été présentées dans des musées à Tel Aviv, Chicago et Los Angeles et dans des salles à Hong Kong, Séoul, New York, Washington, Montréal, Tel Aviv, Gand, et La Haye.

Laurie Hollander compose de la musique assistée par ordinateur. Elle a étudié à l'université Princeton de 1984-90. Ses oeuvres ont été présentées à travers l'Amérique du Nord. Présentement, elle s'intéresse à la programmation de logiciel pour la spatialisation.


 

Family Stories: Sophie, Sally (1997) Anna Rubin et Laurie Hollander

Family Stories: Sophie, Sally  is a work for computer-generated tape. The text is about Anna Rubin's mother, Sophie who grew up in Atlanta, Georgia under the care of an African-American nanny, Sally, due to her immigrant Jewish mother's chronic illness and then early death. The piece evokes the time and place of these events, in the atmosphere of the racism and anti-Semitism of the early 1900's. The piece was created on an SGI using a variety of CSound instruments.

Thanks are due to Paul Koonce and his guidance through CSound; to the Geoffrey Winham Studio of Computer Music at Princeton University; to Aleta Hayes, voice of `Sally,' whose insights and creative evocation of character were invaluable; and to Howard Herrnstadt, harmonica.


Anna Rubin composes instrumental and computer-generated music. Her work has been performed internationally and she received the Gaudeamus Foundation Delta Ensemble prize (1982). She is the recipient of fellowships from the New York Foundations for the Arts (1988, 1994) and commissions from the New York Council for theArts, New American Radio, WNYC Radio, and such performers as Thomas Buckner, F. Gerard Errante and Isabelle Ganz. She has received numerous Meet The Composer grants and is a member of ASCAP. She has received residencies from Harvestwork, Inc., Brahmshaus, Baden Baden, American Dance Festival, and the Charles Ives Center for American Music. Her work is recorded on the Neuma, Sony and
SEAMUS labels and she is published by Leisure Planet. Her work is noted in the Norton/Grove Dictionary of Women Composers and her electroacoustic music is noted in the New Grove Dictionary of Musicians. Recent performances have been at major museums in Tel Aviv, Chicago and Los Angeles as well as at venues in Hong Kong, Seoul, New York, Washington D.C., Montreal, Tel Aviv, Ghent, and The Hague.

Laurie Hollander composes computer-generated music. She was a graduate fellow at Princeton University from 1984-90. Her works have been performed in throughout North America. She is currently interested in various software designs in spatialization.

Family Stories: Sophie, Sally


Anna Rubin et Laurie Hollander


 

Traduction: Ned Bouhalassa

Ned Bouhalassa est un compositeur de studio qui faconne des pieces pour le concert, la radio et l'ecoute intime. Recemment, il realise des trames pour le cinema, la television et l'internet. Il aime aussi beaucoup ecrire et ecouter de la musique techno qui le fait danser jusqu'aux petites heures du matin.

nedb@videotron.ca
http://pages.infinit.net/nedb


 

Translation: Ned Bouhalassa

Ned is a studio composer who creates pieces for concert, the radio, as well as for more intimate listening. Recently, he has been involved in the creation of film, television, and Internet soundtracks. He also enjoys writing and listening to techno music, which keeps him `on his toes' until the wee hours of the morning.

nedb@videotron.ca
http://pages.infinit.net/nedb

 

 




 

Conservateurs, curators: Stephen David Beck, Anna Rubin, Ben Thigpen

 

Web editors: Yves Gigon & Jef Chippewa


Traduction/translation:
Ned Bouhalassa

 


 

Les Artistes / The Artists:

Anna Rubin
airubin@dobro.princeton.edu

Hans Tutschku
hans.tutschku@ircam.fr

Eric Chasalow
echasalow@mediaone.net

Le Quan Ninh
ninh@musique.net

Alicyn Warren
alicyn@virginia.edu
http://wsrv.clas.virginia.edu/~aw2m

Laurie Hollander


 

cec@sonus.ca

CEC — GM-500 — 1455, boulevard De Maisonneuve Ouest
Montréal QC
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© Productions electro Productions (*PeP*) 1998